Cinéma
Lundi 1er à 21h, Lundi 22 à 20h, Mercredi 31 à 20h
L’armée du crime,
un film de Robert Guédiguian avec Simon Abkarian, Robinson Stévenin, Virginie Ledoyen, Grégoire Leprince-Ringuet, etc.
Dans Paris occupé par les Allemands, l’ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d’un groupe de très jeunes Juifs, Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France qu’ils aiment, celle des droits de l’Homme. Dans la clandestinité, au péril de leur vie, ils deviennent des héros. Les attentats de ces partisans étrangers vont harceler les nazis et les collaborateurs. Alors, la police française va se déchaîner, multiplier ses effectifs, utiliser filatures, dénonciations, chantages, tortures... Vingt-deux hommes et une femme seront condamnés à mort en février 1944. Dans une ultime opération de propagande, ils seront présentés comme une armée du crime, leurs visages en médaillon sur un fond rouge placardés sur les murs de toutes les villes du pays.
Mercredi 3 à 21h, Jeudi 25 à 18h, Lundi 29 à 20h
Le Petit Nicolas,
un film de Laurent Tirard avec Maxime Godart, Valérie Lemercier, KadMerad, etc. (France, 2008). Durée : 1h26
Nicolas mène une existence paisible. Il a des parents qui l’aiment, une bande de chouettes copains avec lesquels il s’amuse bien, et il n’a pas du tout envie que cela change...
Mais un jour il surprend une conversation entre ses parents qui lui laisse penser que sa mère est enceinte.
Il panique alors et imagine le pire : bientôt un petit frère sera là, qui prendra tellement de place que ses parents ne s’occuperont plus de lui et qui finiront même par l’abandonner dans la forêt comme le petit poucet.
Ciné-Espagne
Jeudi 18 à 21h
Yerma,
un film de Pilar Tavora avecAitana Sanchez-Gijon, Juan Diego, Irene Papas, Jesus Cabrero,etc. (Espagne, 1999). Durée : 1h46.
Yerma est une idéaliste qui se révolte face a l’injustice de son destin. Elle désire un enfant mais son désir de maternité n’est pas celui du commun des femmes. Ce fils serait une libération et un moyen de vaincre la mort. Par les remarques de certaines femmes, elle prend conscience petit a petit de sa frustration amoureuse et commence a être sujette aux rumeurs.
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Cycle Ciné-club « Femmes »
Mardi 9 à 19h00,
Madame la présidente et les filles du désert
un reportage de Jean-Pierre Marchand, pour l’émission « Les femmes… aussi », produite et présentée par Eliane Victor. (France, 1971). Durée : 0h52 mn.
Ce reportage porte un regard inédit sur la situation des femmes en Mauritanie. Il présente des témoignages et des images tournées dans les quatre coins du pays. Des questions encore posées aujourd’hui, sont abordées, telles que l’éducation des jeunes filles, les pratiques traditionnelles de gavage, le mariage, le travail des femmes, dans un contexte où la question de dignité de la femme ne cesse d’être posé.
Ce reportage exceptionnel sera introduit et commenté par Mme Mariem Daddah, l’une des principales protagonistes de ce documentaire.
Jeudi 11 à 20h
Lettres paysannes (Kaddu Beukatt),
un documentaire de Safi Faye (Sénégal, 1975). Durée : 1h38
Ngor et Coumba habitent dans un petit village en pays sérère au Sénégal. Il y a maintenant deux ans que Ngor désire épouser Coumba mais cette année encore la récolte est mauvaise. Les pluies sont trop irrégulières pour que l’arachide, seule culture commercialisable héritée de la colonisation, procure assez de revenus.
Née en 1943 à Fad’jal (Sénégal), Safi Faye est enseignante quand Jean Rouch lui propose de jouer dans Petit à petit en 1971. Elle est la première femme africaine à se lancer dans la réalisation de films. A Paris, elle étudie le cinéma et l’ethnographie et réalise en 1972 son premier court métrage, La passante. En 1975, elle tourne un long métrage, Lettre paysanne (Kaddu Beykat), traitant des problèmes économiques du monde rural. Son deuxième long métrage, Fad’jal (1979), tourné dans son village natal et qui reçoit le Prix George Sadoul 1975 et de nombreux autres prix, traite de l’opposition entre tradition et modernité.
Lundi 15 à 20h
Mère-Bi, La mère,
un documentaire de Ousmane William Mbaye. (Sénégal, 2008). Durée : 0h55
Première journaliste du Sénégal, aujourd’hui âgée de 82 saisons des pluies, Annette Mbaye d’Erneville s’est très tôt sentie concernée par le développement de son pays. Militante de la première heure pour la cause de l’émancipation des femmes, elle est à la fois une pionnière et une anticonformiste. Ce documentaire a été réalisé par son fils Ousmane William Mbaye.L’écrivain sénégalais Boubacar Boris DIOP, dira d’elle :
«C’est qu’ayant traversé notre siècle en vraie femme de communication, beaucoup d’autres destins se sont emmêlés au sien … sa mémoire est restée prodigieusement intacte et quand on l’écoute, la surprise est grande de l’entendre égrener tant de noms de personnages illustres ou anonymes et, surtout, de générations si différentes.»
Mercredi 17 à 21h00
Bintou,
un film de Fanta Régina Nacro avec Hyppolite Ouangrawa, Alimata Salouka, etc. (France, Burkina Faso, Zimbabwe, 2001). Durée : 0h32
Mère de trois enfants à Ouagadougou, Bintou décide un jour, contre l’avis de son mari Abel, d’envoyer leur fille à l’école. Mais elle doit gagner de l’argent pour cela…
Fanta Régina Nacro est née len 1962 à Tenkodogo au Burkina Faso. Après avoir suivi les cours de l’INAFEC de Ouagadougou, la mythique école africaine des métiers du cinéma, elle obtient une maîtrise et un DEA d’études cinématographiques à l’université Paris IV.
Sa première expérience cinématographique remonte à 1986 en tant que scripte sur « Yam Daabo », réalisé par Idrissa Ouédraogo, puis en 1992 sort son premier court-métrage « Un certain matin ».
Pour son film « Bintou », Fanta Régina Nacro s’est inspirée de la lutte de sa mère pour la reconnaissance de son rôle dans la société. Ce moyen métrage a remporté plus de vingt prix dans les festivals internationaux dont celui du meilleur court-métrage au FESPACO (Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou) et a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en 2001.
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